Éducation nationale :
prendre à Paul pour retirer à Jacques
(septembre 2003)
Geler le plan pluriannuel de créations de postes dans l’Éducation nationale, tout en supprimant dans le même temps des postes déjà existants pour la rentrée scolaire... Les choix du gouvernement Raffarin sont aussi aberrants que surprenants. Prendre à Paul pour retirer à Jacques, telle semble être aujourd’hui la conception de l’Éducation nationale de la majorité UMP.
Dans notre circonscription, cette nouvelle rigueur budgétaire a des répercussions très concrètes?: menace de fermeture d’une classe de maternelle à Caulnes, pas d’ouverture de classe à l’école maternelle de Trélivan ni à l’école primaire de Sévignac. À Sévignac, trois classes accueillent 80 élèves. L’ouverture d’une quatrième classe, qui permettrait une meilleure qualité de travail avec les élèves, n‘est pourtant pas à l‘ordre du jour. Avec 68 élèves répartis en deux classes, l’ouverture d’une troisième classe à Trélivan, s’impose également. À Caulnes enfin, la fermeture d’une classe, envisagée par le ministère, compromettrait la qualité de l’enseignement et le travail des enseignants.
En sacrifiant l’Éducation nationale en raison d’une logique purement comptable, le Gouvernement prend le risque de gager dangereusement l’avenir. Il est urgent de réaffirmer la priorité de l’Éducation nationale dans les choix gouvernementaux et d’engager des crédits conséquents pour continuer à assurer sur l’ensemble du territoire un service public garant de l’égalité républicaine.
Jean Gaubert
|